En tant que nomade avec mon MacBookPro* Vaio sur le dos et mon iPhone 3G* BlackBerry Pearl à la main, je suis amenée à parcourir le vaste monde* la France.Or donc, aujourd'hui, mission d'une journée à Lyon. Donc je prends comme d'habitude le vol de 6h50 à Blagnac direction St Exupéry.
Déjà, le vol de 6h50, il embarque à 6h15 (huum, l'arnaque).
Ce qui signifie pour moi être debout à 4h15 du mat' (car la loi de LEM prévoit que plus je me lève tôt, plus il me faut de temps pour rebooter mon cerveau (soit 45 min pour être lavée/habillée/nourrie/)).
Et j'ai 45 min de route jusqu'à l'aéroport depuis chez moi (et je prévois 15 min de rab en cas d'imprévu : travaux de nuit sur la rocade donc déviation par je ne sais où (déjà arrivé)).
Logiquement, on se dit : cool, si j'arrive au contrôle (alias séance de strip-tease publique légale obligatoire) à 6h, ça passe tranquillement.
Sauf que non :
- Parce qu'à 6h à Blagnac, la porte B est saturée, qu'il y a 50 personnes qui attendent avec leur ceinture/chaussures/bijoux/PC à la main de passer sous le détecteur.
- Qu'il y en a toujours un(e) qui s'est planté(e) de porte.
- Qu'il y en a toujours un(e) qui a oublié sa bouteille d'Evian dans le sac.
- Qu'il y en a qui ne comprennent pas qu'on sort pas une pièce de 10 centimes de ses poches pour passer sous le portique en ayant encore gardé des pièces dans les dites-poches. Et qu'il faut donc faire demi-tour, re-vidage de poches, re-portique, re-fouille.
Après un passage au contrôle des plus normaux, quelques minutes d'attente. Finalement, on commence à embarquer vers un 6h20 bien tapé. Et puis on attend... on attend...
6h40 : le dernier appel est censé être passé depuis 5 min, toujours rien, pas de comptage des passagers, pas de consignes de sécurité (je rappelle qu'on doit voguer dans les cieux à partir de 6h50).
6h50 : nada.
7h00 : ah, la douce voix du commandant de bord nous annonce qu'une turbine est en panne, nous empêchant de décoller. Quoi, on m'aurait menti ? Un A319 ne peut pas décoller avec un seul réacteur ? Je suis chôôôôôquée ;)
(bon je suis aussi très heureuse que ce genre de petit désagrément ait été remarqué AVANT qu'on ait entamé la procédure de décollage, là de suite ça aurait été moins drôle).
On attend donc l'arrivée d'une équipe au sol pour réparer le coucou.
En attendant, je roupille à moitié, en me laissant bercer par la playlist AirFrance diffusée dans la cabine (d'ailleurs la reprise de "Feeling Good" était pas mal, faut que je la retrouve).
7h30 : décollage.
8h15 : atterrissage à Lyon.
Puis taxi, puis réunion, puis retour à Toulouse dans un autre A319.
* oui, je sais, j'abuse. Mais j'ai le droit de rêver, nan ? ;) (quoique mon BBPearl, je ne m'en plains pas. Le Vaio par contre...)